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Avec „isson“, l’humble Toula Limnaios va à l’essentiel et (dé)forme les corps de deux danseurs (Leonardo D’Aquino et Daeho Lee) polymorphes et parallèles, faisant la part belle à la performance synchronisée, entre pauses et déséquilibres, entre accent et inflexion. En parfaite symétrie, la chorégraphe-orfèvre articule minutieusement la gestuelle intense de ses interprètes (aussi complémentaires qu’intrinsèques), en travaillant les images et les accessoires (ici des ronds en rotin) de manière subtile sans jamais que la danse ne s’alourdisse, rythmée par le son de gouttes d’eau et le tic-tac d’un réveil. Le vacarme laisse place à la sérénité, ponctué de séances d’habillage et de déshabillage dont le comique de répétition soulage l’ambiance obscure de la pièce. La lumière se tamise, l’espace se restreint, les ombres se confondent ou se dédoublent et l’ardente nonchalance des corps devient épileptique : comment savoir bousculer, tout en douceur.

toula limnaios: isson. 26.01.2017, Halle Tanzbühne, Berlin

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