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Constanza Macras/Dorkypark: The Pose. 13.07.2017, Akademie der Künste, Berlin.

 
On pourrait croire qu’il est difficile de résumer quatre heures de spectacle en quatre phrases et demie, pourtant, la dernière création berlinoise de la chorégraphe Constanza Macras, „The Pose“, se prête efficacement à l’exercice tant le fond, en apparence pertinent, s’effiloche d’un trop plein d’effets lancinants, épuisants. 25 performeurs, fixes ou invités, entrent et sortent, enchaînent, au rythme de bruits obsédants, des ensembles, duos et solos (l’androgyne Nile Koetting fait toujours aussi peur, Diane Gemsch est inspirante d’expressivité et Emil Bordás transpire de technicité) avec pour toile de fond leur vie projetée en selfies (mention spéciale à l’acteur raté Luc Guiol !). Macras plonge ses danseurs* et danseuses* au milieu de l’Akademie der Künste, bâtiment aux charmes épurés signé Werner Düttmann, et les laisse s’évader dans l’espace, scruter l’essence du mouvement et dégager spontanément moult émotions telle Ana Mondini, en talons aiguilles verts et robe noire, qui va et vient dans les jardins, apparaît et disparaît : une nymphe gracieuse et titubante, fragile et forte à la fois. De la mort du cygne à la tente volante en passant par le caniche-bouée ou la plante grasse épineuse, on finit par se perdre totalement, déjà, en fin de première partie, dans ce foisonnement de pensées, ce brouhaha corporel amusant, souvent ridicule et parfois émouvant.

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