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Michael Clark Company: To a simple, rock ’n’ roll… song. 18.08.2017, Tanz im August, Haus der Berliner Festspiele, Berlin.

Doux mélange de Merce Cunningham et de Trisha Brown, le vocabulaire formaliste et indéniablement classique de Michael Clark (qui revient à Tanz im August après trois ans d’absence) s’exprime à travers des ensembles, des trios, des duos et des solos qui transpirent de mouvements épurés,

neutres et élongés : arabesques claires, ports de bras et de tête robotisés, visages impénétrables, grands jetés enlevés (manquant parfois de légèreté…). Dans la première partie de „To a simple, rock ’n’ roll… song.“, les huit danseurs* et danseuses* (cinq hommes et trois femmes, encore et toujours en académique !) épousent savoureusement chaque note de la partition d’Erik Satie, notamment dans le poétique trio des dames, sans pour autant emporter par sa technicité qui devrait être d’une propreté formelle irréprochable. Les seconde et troisième parties, plus pêchues, sur des chansons de Patti Smith et David Bowie (et sur fond de lumières psychédéliques signées Charles Atlas), emportent plus musicalement que chorégraphiquement tant et si bien que l’exercice de style, bien rodé, perd de son impertinence… et les trois danseurs, quittant nonchalamment la scène en claquant des doigts, n’y pourront rien changer. Du joli Michael Clark, sans plus.

 

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